L'éternité

L'éternité
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Comme dans tout premier article de tout blog, il se peut que ces quelques lignes soient destinées à me présenter, moi. Je m'appelle Chloé. Départ dans le commun car oui, il s'agit de mon prénom. Mes amis sont contraints et forcés de me surnommer Cl0w, ce qui est devenu naturel, à force. J'aime rire avec eux et parler pendant des heures. Incapables de se juger, nous taisons nos défauts les uns aux autres. J'ai la faculté de passer du coq à l'âne, alors.. J'aime jouer de la guitare, une véritable passion qui me bousille les doigts. J'aime lire sous mes couvertures alors que de ma fenêtre, je vois les déluges de pluie s'abattre sur ma vitre. Je dessine, à l'occasion, plus pour me défouler que par réelle envie. J'écris surtout, du bon, du mauvais, du chagrin, de l'amour, de la joie, et de ma vie. Je suis égocentrique, enfin, je pense. Et surtout, je suis paranoïaque. L'avis des gens à mon sujet m'importe peu mais je ne peux m'empêcher de les croire, leurs regards vrillés sur moi, jugeant et accablant ma pauvre personne. Mais je me soigne. Je suis passionnée de musique, dans toutes les formes qu'elle peut prendre, sauf les plus extrêmes. J'aime l'écouter avant de m'endormir et en marchant dans la rue, ignorant le regard des passants. Je suis froussarde, aussi. J'ai peur des personnes qui m'entourent, lorsque je me promène. La confiance est quelque chose que j'accorde à un très grand prix : le temps. Je n'ai pas l'éternité devant moi et pourtant, c'est tout comme. Car je suis obsédée par le temps qui passe et je regarde toujours l'horloge avec cette pointe d'anxiété propre à moi-même. Le temps me fait peur, pourtant, j'en ai affreusement besoin. J'ai tendance à rater des évènements importants de ma vie par sa faute, je veux grandir plus vite, pour passer certaines étapes plus facilement. Le fait est que rien n'est très naturel chez moi. J'appréhende des situations impossibles, je réfléchis toujours à cent à l'heure, en cas de besoin, pour trouver un échappatoire. Je ne suis pas franche, mais pas du tout, en revanche, j'essaye d'être honnête avec moi même. Je ne suis qu'humaine, et les humains, c'est bien connu, ne sont pas bons. Alors ma plus grande passion dans la vie, en réalité, est de chercher à me positionner quelque part, à trouver ma place...

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# Posté le samedi 29 mars 2008 11:20

Modifié le mardi 11 novembre 2008 07:45

Immerse your soul in love ♥

Immerse your soul in love ♥

# Posté le dimanche 23 novembre 2008 10:14

Nous avons fait la nuit.

Nous avons fait la nuit.
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Dormir à sept. Manger à deux. Les Soldes à deux, puis cinq. Les cours à trois plus vingt-sept. La gratte à deux. Dodo à un. Matage à un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept. H&M, au -1 à deux. H&M RDC à cinq. LaFayette à deux. Les cabines d'essayage à deux, trois, quatre. Iggy Pop à deux. Les Croustillons à cinq, dont une qui en a deux. Les toilettes de Quick à deux. Celles de MacDo à un, deux, trois, quatre. La récré à cinq. Devant le lycée à quatre, cinq, six. Le tram à un, deux. Le bus à un. L'ordi à un. Les conflits à un, deux, trois, quatre, cinq. La déception à un, deux, trois. Les Vans à deux. Les gilets noirs à deux. La musique à six milliards. True Blood à trois, quatre. Les dramas à deux. Japon 2016 à deux. Les crêpes à six ou à deux. Le cidre à deux ou à sept. La clope à trois. L'amour à un. Shun à un. Les Sims à deux, trois. Tekken à deux. Twilight à deux. Fascination & co à cinq, six. Première ES à deux, trois. Paul Eluard à un. Labro à un. Radiohead à un. Cocoon à deux. Les Maths à deux. L'Histoire à deux. Les DS Communs de Physique à deux. MUSE à deux. La vie à six milliards. Antibes à deux. Marcq à sept. Roubaix à un. Le téléphone à deux, trois. MSN à dix. Facebook à cent millions and more. Le blog à un, deux. Nouvel an à sept. Pleurer à deux, trois. Pleurer à un. La gratte à un. Le lit à un, deux.

La solitude à un.

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# Posté le samedi 17 janvier 2009 15:53

Breath

Breath
Le vide.
Le néant.
Rire ou faire semblant.
J'irai courir dans les champs, seule. J'irai crier ma joie au monde entier, sans que personne ne m'entende. Je fermerai les yeux, simplement pour mieux entrevoir l'univers. J'ouvrirai mes sens. J'aimerai la nature, pour la première fois. Un air me trottera dans la tête, et je le fredonnerai encore et encore, inlassablement.
J'irai piétiner les germes de blé. Ce sera le printemps, le soleil sera là. Je m'allongerai dans l'herbe humide, pour y respirer la terre, je roulerai, roulerai jusqu'au bout du monde, pour me dire que j'existe. Les lapins courront, le ciel sera bleu. Et j'ouvrirai les yeux.
Par la fenêtre, tout sera gris. Ballet de parapluies en tout genre, couleurs du paysage morne. Le soleil sera derrière les nuages et les nuages derrière le gris, l'½uvre des hommes. Les champs donneront des maisons et les maisons des immeubles. On se marchera dessus. La musique un souvenir, une cacophonie nouvelle apparue et le monde, mon Dieu, le monde, il sera à leurs pieds. Je marcherai, bousculée, encerclée. Je crierai mon horreur pour que tout le monde s'offusque. Je fermerai mes sens, par besoin de liberté et je me ruerai chez moi, juste pour la paix.
La paix, le vide.
Le néant.
Rire ou faire semblant.

# Posté le dimanche 08 février 2009 16:38

Summer's Gone.

Summer's Gone.
Des rêves par milliers. Le c½ur qui s'emballe. Te retrouver un jour, oui, te retrouver. Regarder la neige tomber en hiver, les perce-neiges au printemps et le soleil d'été. Voyager. Retourner là bas. La même langue, les mêmes gestes, retourner en arrière. Quinze ans tout en en ayant treize. Les mêmes fleurs, toutes ces couleurs, le vert, le rose, le jaune. S'asseoir sous un olivier, la musique dans les oreilles. Paniquer. En vouloir plus, toujours plus. Arriver la nuit à l'exact endroit où tu te trouvais. Fermer les yeux, les rouvrir, te voir. S'envoler. Vouloir faire demi-tour, sans pour autant en être capable, vouloir avancer, marcher jusqu'à toi, sans en trouver le courage. Souffrir. Ma souffrance refoulée des mois durant, la faire ressurgir, pour la piétiner. Croiser ton regard et baisser les yeux. Lire cette surprise, la mienne, la tienne, la notre. Te tirer la langue, relativiser. Te voir approcher et moi, reculer. L'amour à l'infinitif, si ça donne bien l'amour... Découvrir tes dents en un sourire, t'imiter. Mais au fond, avoir envie d'hurler. De joie, de peine, de peur d'aimer. Rien a changé, tout en changeant tout. Une promesse qu'on ne s'était pas faite. Pleurer. T'inquiéter. Ranimer la souffrance jusque là éprouvée et soupirer, soupirer. Puis inspirer, expirer. S'asseoir à tes côtés. Te tenir la main, la serrer jusqu'à en souffrir. Et toi ne rien dire. Pleurer, encore puis respirer. Et raconter... Saisir l'expression du verbe manquer et sourire. Avoir treize ans, à nouveau. Baisser les yeux puis les relever et toi m'embrasser. Ne pas s'enfuir, comme cette fois-là. Juste rester. Oublier le passé, le confondre avec le présent, t'embrasser, encore, puis s'en aller. Partir en disant Adieu puis sans regrets te laisser. Rentrer chez moi, et pleurer pendant un mois. Guérir, puis regarder les feuilles tomber, en automne. Réécrire l'histoire dans ma mémoire, confondant peu à peu ces deux étés. Se retrouver et se remettre à vivre. A Aimer.

Des rêves par milliers...

# Posté le mardi 10 février 2009 11:58

Modifié le mardi 16 juin 2009 12:57

EXCITING =O

EXCITING =O
Goodness on les a vu :D:D

Ainsi que tous leurs potes : Kaiser Chiefs <33 && Bloc Party <3 & Ghinzu <3 & Expatriate <33 (&Gossip :D)

# Posté le mercredi 08 avril 2009 07:39

Modifié le mardi 07 juillet 2009 08:48

Le retour d'un blog tout noir ? Peut-être.

Le retour d'un blog tout noir ? Peut-être.
J'ai envie de vous dire que je ne sais plus quoi faire à part rédiger ces quelques phrases.
Je regrette tout ce que j'ai pu faire dans ma vie, mes choix, mes pensées et mes actes.
Recommencer ma vie depuis le début, mon plus grand souhait.
Revenir en arrière, encore plus, toujours plus. Pas jusqu'à mes treize ans, non, depuis le commencement.
Et si c'était possible alors je changerai définitivement de vie.
Alors comme cela m'est impossible, quelle autre alternative ? Changer, maintenant ?
Il est déjà trop tard, non ?
Je suis ce que je suis, pourrie de l'intérieur comme de l'extérieur et à part m'en griller une tous les trente-six du mois j'éprouve plus aucun plaisir pour quoique ce soit.
Je demande d'ors et déjà pardon à ceux qui liront ce texte et qui se diront "Bah, elle est pas gênée, nous on est là pour elle."
Vous ne pouvez pas tout le temps l'être.
C'est pas pour autant qu'il va me falloir attenter à mes jours, je suis trop peureuse, après tout.
Simplement, je me dis qu'il me reste environ soixante ans pour changer et pour enfin...

ASSUMER.

# Posté le lundi 25 mai 2009 12:46

Modifié le lundi 22 juin 2009 12:29

"Respire encore mon doux mensonge"

"Respire encore mon doux mensonge"
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C'était aujourd'hui. Le jour qui venait après hier et bien entendu avant demain. Ce fut le jour où la vie s'écroula.

Des échos lui parvenaient de très loin, de toujours plus loin à mesure qu'elle s'éloignait de la ville pour voleter vers l'océan. Les côtes ne lui avaient jamais autant parues magnifiques, brillantes et le coucher de soleil ne l'avait jamais autant soufflée et pourtant, elle continuait d'avancer. Les bordures de ce vaste océan l'effrayaient, l'avenir, le destin ne lui appartenaient plus. Petite fille perdue face à l'immensité, elle se sentait définitivement seule.
Mais seule, elle l'avait toujours été. De la manière des plus étranges, elle préféra toujours quelques instants de solitude contre ceux en compagnie d'une tierce personne, prête à lui sourire ou à lui tendre la main. Elle ne comprenait pas les subtilités du monde qui l'entourait et le regardait de très loin, comme pour résoudre l'énigme.
Et puis c'était aujourd'hui qu'elle avait eu la réponse, en se réveillant tout simplement dans sa chambre déserte, elle n'avait plus rien à attendre de qui que ce soit, elle avait fait la nuit, le jour, et puis la vie et se retrouvait à son état naturel, la solitude bien assumée. Alors en se réveillant elle avait observé quelques minutes les passants dans la rue et les voyant ensemble mais pourtant seuls, elle se demanda si en fin de compte, elle n'était pas la plus saine d'esprit de tous ces êtres qui faisaient semblant, spectres de l'hypocrisie, de ceux qui riaient et souriaient à souhait le c½ur en peine, elle se dit alors qu'être seule et ne pas sourire était la réaction la plus logique, celle qui allait dans le sens de son c½ur, de ses sentiments et de ce à quoi son âme aspirait...
Elle sortit donc de chez elle, toujours seule puis partit, partit loin, le plus loin possible et cette distance l'amena vers l'océan. Ce dernier l'avait toujours fascinée, ce corps indomptable qui avait pris tant de vie et qui pourtant attirer encore bon nombre d'êtres vivants. Elle aurait aimé être un poisson, en réalité, les poissons ne sourient pas, ils sont sots et de leur sottise ne ressort qu'une seule chose : ils ne réfléchissent pas. Elle entama alors un résonnement selon lequel si elle n'avait jamais réfléchi, elle n'aurait jamais été seule ou, du moins, elle ne se serait jamais sentie seule.
Alors elle pria, pour aucune divinité particulière mais elle pria, puis elle avança dans les dunes là où le vent chassait le sable, qui lui-même la chassait de cet univers défendu. Elle poursuivit son but, quand bien même elle souffrait et atteignit la plage déserte. Les échos lui parvenaient toujours, les voitures, les humains, les oiseaux et ce mélange forma dans sa tête un funeste chant, une mélodie qui la poussait au contraire du sable à continuer son chemin, à clore sa vie où elle voulait vraiment qu'elle se terminât.
Sous un spectacle magnifique, elle y perçut un paysage morbide. Elle s'assit dans le sable qui épousa ses formes sans plus de résistance aucune puis elle ferma les yeux...

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# Posté le mardi 16 juin 2009 12:49

Modifié le dimanche 16 août 2009 15:41

Et la mélancolie.

Et voilà, une rentrée de plus d'accomplie.
Une rentrée et son lot de déception.
C'est fini les vacances, hein ?

# Posté le mercredi 17 juin 2009 16:18

Modifié le jeudi 10 septembre 2009 13:08